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Stephen Glass : Mensonges et Journalisme

25 septembre 2009

L’épisode Hortefeux et les déclarations de soutien de François Copé critiquant Internet, la presse écrite toujours hautaine et qui met en cause le sérieux des médias sur Internet ….tout cela m’a récemment refait penser au film « Shattered Glass / Le mystificateur » qui raconte l’histoire (vraie) extraordinaire d’un journaliste du « The New Republic », Stephen Glass.

Stephen Glass était un jeune journaliste du « The New Republic » qui est un des magazines les plus cotés aux Etats-Unis, se qualifiant même de « The Inflight Magazine of Air Force One » c’est à dire le journal que le président des USA lisait avant tout, le journal qui comptait dans les hautes sphères du pouvoir américain.

Ce journaliste fut au cœur d’un énorme scandale en 1998, quand il est apparu que toutes les histoires qu’il avait écrites n’étaient que des inventions, des fictions. Le papier qui l’avait fait démasquer, son dernier bien sur, était un article intitulé « Hacker Heaven » et qui narrait l’histoire d’un jeune hacker de 15 ans qui avait percé la sécurité du site Internet d’une grosse entreprise de logiciel de la Silicon Valley, Jukt Micronics,  pour y poster des photos de filles nues et divulguer les salaires des employés. Ce hacker avait même signé son exploit par « THE BIG BAD BIONIC BOY HAS BEEN HERE BABY. »

Cet article était le type standard de papier que proposait Stephen Glass. Des sujets étranges et à la limite du possible mais qui étaient vendus comme véridiques, de surcroît qu’ils étaient publiés dans The New Republic.

Il apparut rapidement que « Hacker Heaven » avait été inventé de toutes pièces. Aucun lieu, personnage ou même la société Jukt Micronics n’existaient réellement. Stephen Glass, pour tromper ces confrères et la vérification des faits, avait imprimé de fausses cartes de visites, créé de faux numéro de téléphone et même un faux site Web Jukt Micronics (digne de la nouvelle version de Désirs d’Avenir !!)

Le plus incroyable, et ironique, dans cette histoire est que la supercherie ne fut pas déjouée par le New York Times, le Washington Post ou par un grand journal américain mais par la rédaction d’un journal en ligne, Forbes.com .

Adam Penenberg, le journaliste de Forbes.com, écrit même à la fin de son article :

It is ironic that online journalists have received bad press from the print media for shoddy reporting. But the truth is, bad journalism can be found anywhere.

On était donc en 1998 et ce que je vois c’est que 10 ans plus tard la situation n’a pas beaucoup changé quant à la perception des journalistes qui officient dans la presse en ligne et que les journalistes des grands médias se sentent toujours supérieurs malgré les déboires actuels de leur industrie.

Cela va t-il changer un jour ??

Plus d’infos sur Stephen Glass :

Sa page Wikipedia

Une liste des articles qu’il a pu écrire pour The New Republic

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2 commentaires leave one →
  1. 4 octobre 2009 11:37

    Oui, le cas que tu relates est effectivement une des plus grosses arnaques journalistiques de ces dernières années.
    Plus globalement, ce sont les relations entre le pouvoir et les journalistes qui posent problème. Peut-être que l’arrivée de nouveaux médias (sur Internet notamment) va faire évoluer les choses dans le bon sens.

Trackbacks

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